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l'incendie d'une église à se faire pardonner, supplie le pape d'intervenir, et que la seconde croisade soit prêchée par saint Bernard.
Sous le magistère de Robert le Bourguignon, les Templiers sont autorisés par le pape Eugène III à porter la croix pattée rouge. Le pape Innocent II, par la bulle "Omne datum optimum (29 mars 1139) précise les privilèges de l'Ordre".
Le principal en est l'exemption de la juridiction épiscopale; l'Ordre pourra avoir ses propres prêtres, ses chapelains ne relèveront pas des évêques.
A cela s'ajoute l'exemption des dîmes; seuls les Cisterciens ont, comme les Templiers, ce privilège jalousé.
Evrart des Barrès
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Mars 1147 à Avril/Mai 1151 |
Élu Maître de l'Ordre alors qu'il était encore Précepteur de France, il apparaît avec ce titre, pour la première fois, dans une donation d'Achier de Paris, comprenant un moulin situé sous le Grand-Pont de la Seine. Le 14 mai 1150, il tint un chapitre général dans la capitale de la France. Du Cange, dans son étude sur les familles d'Outre-mer, ne dit rien sur la fin de ce troisième Maître du Temple, pas plus que l'obituaire de Reims. Les actes se taisent à partir de 1151. Nous le retrouvons comme moine de Clairvaux où il mourut, suivant le monologue de l'abbaye, le 12 novembre 1174.
Evrard ou Everard des Barres est Précepteur de l'Ordre pour la France depuis 1143 lorsqu'il est appelé à la succession de Robert de Craon en 1148. A peine a-t-il pris ses nouvelles fonctions qu'il sauve le roi de France Louis VII et son armée de croisés, en se portant à son secours dans les gorges de Pisidie.
Le maître du Temple, écrit Odon de Deuil, un chroniqueur de l'époque, homme respectable par son caractère religieux, et modèle de valeur pour les chevaliers, tenait tête aux Turcs avec l'aide de ses frères, veillant avec sagesse et courage à la défense de ce qui lui appartenait, et protégeant aussi de tout son pouvoir et avec vigueur ce qui appartenait aux autres.
Le roi, de son côté, se plaisait à les faire voir et à les imiter, et voulait que toute l'armée s'appliquât à suivre leur exemple, sachant que si la faim énerve les forces des hommes, l'unité d'intention et de courage peut seule soutenir les faibles.
Baudouin III, roi de Jérusalem, veut profiter de la présence de l'armée croisée pour faire le siège de Damas. Mais les seigneurs chrétiens de Palestine, furieux que la ville soit promise au comte de Flandre et non à l'un des leurs, trahissent et font échouer l'entreprise.
L'armée croisée se retire. Cet échec est un désastre psychologique : les musulmans ont appris à ne plus redouter les princes d'Occident, et ils redoublent leurs attaques. La principauté d'Antioche tombe entre leurs mains. Raymond de Poitiers, qui défend la ville, est décapité; sa tête est envoyée comme trophée au calife de Bagdad.
L'exode de la population chrétienne de ses contrées est protégé par les Templiers, qui doivent aussi défendre Jérusalem d'un raid des Turcs qui laissent 5 000 hommes dans une bataille au bord du Jourdain.
Évrard des Barres n'y assiste pas. II est reparti en Occident avec le Roi Louis VII, auquel
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