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Voûte en étoile
Tierceron

Il modifia la couverture en ardoise, qui devient intérieure avec chéneaux en pierre taillée pour évacuation des eaux par des gargouilles situées dans chaque angle.
Il doubla le Château par des murs et des voûtes. Il créa un nouveau fossé avec 4 bastions circulaires à créneaux, 1 à chaque angle, plus 1 pour la défense de l’entrée avec pont-levis et bretèche de défense, et 1 pour la sortie avec un petit pont-levis à 1 seul bras.
Jean V laissa derrière lui une œuvre considérable, financière, humaine, architecturale. Il meurt en 1533.

Suit, Philippe II de Lévis Mirepoix, (épouse le 19 septembre 1538 Louise de Tremoïlle), Philippe troisième fils de Jean V, était initialement destiné à la prélature.
Toutefois, la mort de ses deux aînés durant les guerres d’Italie, en fit le seigneur de Mirepoix. Très estimé de Catherine de Médicis, il avait également combattu dans la péninsule et s’y était fait remarquer.

Hélas les guerres de Religions approchaient. La branche Mirepoix, fidèle à son titre de Maréchal de la foi, resta fervente Catholique. En revanche, à quelques kilomètres, les Léran penchèrent du côté des idées de Luther. La situation était explosive, et le conflit éclata.
En 1568, Philippe assiège le château de Léran où s’étaient réfugiés la Baronne douairière, Gabrielle de Foix Rabat et ses deux fils Philippe 1er et Gabriel. Leur oncle Jean Claude, Baron d’Audou (Bélesta) et chef du parti Hugenot dans la région, vola à leur secours.
Il obligea Philippe III à se retirer après un violent combat après lequel on dénombra de nombreux morts de part et d’autres.

L’affaire fit grand bruit. Jean de Joyeuse, commandant les troupes Royales pour le comté de Foix et cousin de la Baronne de Léran menaça Mirepoix de représailles. Ce dernier ayant fait amende honorable, le calme revint.

Une mésaventure lui arriva également matrimonialement parlant. Sa femme, Louise de la Tremoïlle, Princesse de sang Royal Français, était partie en 1565, régler diverses affaires successorales avec son père.
Elle signifia alors à Lévis son refus de réintégrer le domicile conjugal de Lagarde. Malgré les suppliques puis les menaces de son mari, elle ne reviendra jamais en terre Ariégeoise. Comme de nombreux Lévis, Philippe se fit enterrer avec l’habit en 1571.