Toutefois,
en 1124, lors du recul des troupes du jeune Montfort, GUI I de
Lévis perd sa terre méridionale.
Sans plus d’attaches, désœuvré, il repart en Ile de France.
A peu de temps de là, Amaury, fils de Montfort, cède ses droits
au Roi de France Louis le Lion qui décide d’aller conquérir les
terres Occitanes en reprise Royale de la Croisade.
Saisissant l’occasion GUI I de Lévis repart dans l’armée Royale
et ainsi récupère sa seigneurie en très peu de temps.
Entériné
par le Traité de Paris,
signé le 12 avril 1229 sur le parvis de Notre-Dame, il est stipulé
entre autres dans les textes que la seigneurie de Mirepoix est
donnée à GUI I de Lévis, qui devient vassal du Roi de France «
Louis IX ou Saint-Louis », et se voit décerner le Titre Héréditaire
de Maréchal de la Foi, il prend officiellement à ce moment le
nom de GUI I de Lévis Mirepoix.
La
famille de GUI I de Lévis tire son origine du village de Lévy-Saint-Nom
situé dans le département de la Seine et Oise, en vallée de Chevreuse
dans l’Ile de France.
GUI I était le second des 6 fils de Philippe 1er qui vivait dans
la seconde moitié du XIIème siècle, il avait une très grande situation
et remplissait d’importantes fonctions à la Cour du Roi Philippe-Auguste.
GUI I ne fut jamais seigneur de Lévis; il ne posseda que sa part
héréditaire dans cette terre patrimoniale, dont lui, ses descendants
et tout le reste de sa famille portérent toujours le nom; mais
dont la seigneurie dominante était échue à Milon, son frére aîné,
lequel devait la transmettre à Marguerite, sa fille unique, et
à Jean de Nanteuil, son gendre.
GUI I, avait acheté de la famille Fer-d'Arnois, une charrue de
terre et les 2/3 d'une dîme que, dés l'an 1196, il donna avec
une portion de bois, à Gui, curé; de Maincourt, pour y fonder
un établissement religieux qui deviendra plus tard l'Abbaye de
Notre-Dame de la Roche.
En 1201, du consentement de sa femme Guiburge, il donna encore
à la congrégation une rente de trois muids de blés
sur la dîme des Loges, et de trois muids de vin dans ses
vignes de Marly, plus, dans la paroisse de Lévis, la grange
du Pommeret et une autre charrue de terre contiguë à
la première.
En l’an 1232, GUI I de Lévis donna en pure aumône la somme de
quatre mille livres Parisis pour la suite de la construction de
l'établissement religieux qui à cette date prend
le nom de l’Abbaye de Notre-Dame de la Roche, (en dédicace à la
Vierge Marie), dans le département des Yvelines.
Lieu voisin de son château où déjà, sur son instigation, s’étaient,
dès 1226, retirés quelques solitaires relevant de l’obédience
des Chanoines Réguliers de Saint-Augustin, elle servira de nécropole
à divers membres de cette famille et en premier lieu à son fondateur.
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